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Ganne B. et Pénard J.-P. (2016), La Saga des Papeteries Canson et Montgolfier. 40 ans d’une vie d’entreprise, Autres regards, CNRS

frPublié en ligne le 20 juin 2017

Par Jean-Paul Géhin

1De la PME familiale à l’entreprise mondialisée, de l’Ardèche à l’Asie, quatre films observant le parcours et les dynamiques d’organisation d’une entreprise depuis les années 1980

Voir la bande annonce

2Auteurs : Bernard Ganne (directeur scientifique) et Jean-Paul Pénard (réalisateur)

3Contenu du coffret

4Livret de travail 1 : Ganne B. et Pénard J.-P., Appartenances, de la firme familiale à l’entreprise flexible, 40 ans d’une vie d’entreprise, le cas des papeteries Canson et Montgolfier, 1950-1990, 123 p.

5Livret de travail 2 : Ganne B. et Pénard J.-P., Rumeurs d’ateliers : vous avez dit flexible. À propos des nouvelles formes d’organisation du travail, le cas des papeteries Canson et Montgolfier, 153 p.

6DVD 1 : Ganne B. et Pénard J.-P., Appartenances, de la firme familiale à l’entreprise flexible, 85’

7DVD 2 : Ganne B. et Pénard J.-P., Rumeurs d’ateliers : vous avez dit flexible, 110’

8DVD 3 : Ganne B. et Pénard J.-P., Shi lu, ANNONAY /QINGDAO, 2 films :

9- Chronique d’une mondialisation, 49’

10- Face à face, 42’30’’

11Le coffret, constitué de trois DVD remastérisés ayant pour sous-titres « De l’Ardèche à l’Asie, trois décennies filmées par des chercheurs CNRS » est accompagné d’un coffret de formation comprenant deux livrets de travail, pensés à destination d’un public large : « entreprises, grandes écoles, universités, organismes de formation, médiathèques » sont cités en couverture. On dispose ainsi d’un ensemble riche de données anthropologiques, sociologiques et historiques sur une des plus vieilles entreprises françaises, les papeteries Canson-Montgolfier1 implantées depuis 300 ans dans la région d’Annonay en Ardèche et fabricant un papier renommé, en particulier auprès des artistes. C’est le fruit d’un long travail de terrain réalisé depuis le début des années 19802 et mobilisant dès 1983 des techniques de recueil de données qui font appel à l’audiovisuel.

12Cet ensemble se veut délibérément pédagogique, à destination d’un public de lycéens, d’étudiants et d’adultes en formation continue. Il vise à montrer, à partir d’un cas concret et détaillé, les mutations économiques, sociales et organisationnelles de l’industrie française depuis quelques décennies. Pour ce faire, à côté des documentaires scientifiques, chacun des deux livrets de travail comporte deux parties. La première intitulée « Présentation générale du cas Canson » reprend en le développant le contenu du film et propose ainsi une initiation à la sociologie des organisations articulant exemple d’entreprise et tendances lourdes d’évolution. La seconde partie propose un découpage précis du documentaire en 25 parties ayant chacune un titre et un résumé. Chaque séquence est décrite et les dialogues font l’objet d’une retranscription intégrale visant à coller au plus près à la forme orale des dialogues.

13Une autre innovation remarquable de ce coffret réside dans le DVD 3 qui, à côté d’un documentaire classique (Chronique d’une mondialisation) retraçant l’installation par des salariés d’Annonay des premières machines dans l’établissement chinois, présente une production audiovisuelle originale, Face à face qui reprend quelques séquences du précédent documentaire commentées par les salariés français et un de leur collègue chinois. On saisit alors les représentations des uns et des autres, soulignant des différences culturelles marquées importantes à comprendre pour mener à bien le processus de délocalisation. C’est en particulier la séquence de la première rencontre durant laquelle les salariés chinois se mettent en rang et au garde à vous devant de salariés français pour le moins surpris. Les auteurs introduisent ainsi une dimension importante du travail, celle des représentations sociales, individuelles et collectives.

14On peut sans doute souligner quelques limites à ce travail de réédition, comme l’existence de redondances entre les films d’un côté et entre les livrets de l’autre, ou encore la faiblesse des bonus mis à la disposition des spectateurs. En effet, à côté des chapitrages et de l’interview de Bernard Ganne, présentant la démarche de manière claire et concise, on aurait aimé disposer de certains rushes et autres documents audiovisuels que l’équipe de chercheurs n’a certainement pas manqué de recueillir durant son long travail de terrain. Mais ne boudons pas notre plaisir. Ce coffret, qui articule sociologie visuelle et médiation scientifique plus classique, documente non seulement, comme l’indique son titre, la saga d’une entreprise particulière mais aussi l’histoire (d’une partie) de l’industrie en France depuis un demi-siècle et surtout, ce qui nous intéresse en particulier dans cette revue, l’émergence de l’image dans la sociologie du travail française3.

15Dans une première période (de l’après guerre aux années 1970), la saga Canson c’est l’histoire d’une appartenance : D’abord à un domaine, au sens quasi féodal du terme, celui de l’usine de Vidalon et des familles Montgolfier et Canson, avec les logements destinés aux salariés (appelés la caserne), l’église, l’école, la coopérative, les jardins ouvriers, le curé (payé sur la grille des contremaîtres), les sœurs « pique fesse », le tout sous la férule du chef d’entreprise omniprésent et habitant au centre du village. Appartenance ensuite à un métier, celui de papetier de père en fils comme de mère en fille, avec des savoirs spécifiques, artisanaux et très fortement incorporés, des modes de transmission familiaux et des différences de genre très marquées : hommes aux machines, femmes au tri. Appartenance enfin à une communauté villageoise avec les fêtes, la convivialité, les relations entre voisins mais aussi les tensions, les conflits et une forte perméabilité entre les espaces industriels et domestiques.

16Ces appartenances se délitent progressivement avec la fin des marchés coloniaux, l’arrivée des syndicats dans l’entreprise, la montée de la concurrence et la crise énergétique. Les années 1970 sont des années sombres pour l’entreprise où se succèdent tentatives de modernisation, réorganisations multiples, réduction des effectifs…

17La reprise est pour les années 1980 avec la venue de cadres extérieurs, l’ouverture vers de nouveaux marchés, la flexibilisation de la production, l’implémentation du « management participatif » et la transformation de la relation salariale. C’est une période de grande mutation qui se concrétise entre autres par l’intégration de l’entreprise familiale dans des groupes internationaux de plus en plus grands, le remplacement des contremaîtres par un système dit « d’Équipes à responsabilités élargies » (ERE), l’installation de 200 salariés dans de nouveaux bâtiments et l’introduction d’innovations organisationnelles visant une adaptation permanente de la production à la demande.

18Dans une dernière période (à partir de 1997), l’entreprise se mondialise et s’engage dans une délocalisation partielle avec l’implantation d’une unité de transformation du papier à Qingdao, dans le nord de la Chine, qui est présentée comme une nécessité par la direction. Canson, très bien implanté en Europe, doit aller vers de nouveaux marchés et développer une stratégie de mondialisation avec production et marketing au plus près des clients.

19Cette étude fouillée d’un cas particulier permet en fait de penser et de comprendre l’évolution de l’industrie française depuis l’après seconde guerre mondiale. Les principaux thèmes de cette histoire industrielle sont abordés. Le paternalisme, prenant des formes singulières dans cette usine à la campagne, marquée par l’importance de la communauté villageoise, de la valeur travail et de l’encadrement par l’église4. Deux calicots placés au centre de la chapelle illustrent bien cette orientation et la place qu’occupent l’usine et le travail ouvrier dans l’espace communautaire encadré par l’église : « Le travail à l’honneur » ou encore « Au travail dès mon adolescence ». Les logiques de métiers traditionnels ensuite, où l’essentiel de l’organisation de la production reposait sur les savoirs des ouvriers, encadrés par une maîtrise issue du rang. Et, à partir du début des années 1970, la crise de ce modèle productif, la montée des syndicats et de la régulation fordienne, le développement des investissements impliquant une réorganisation visant à réduire la part de l’informel, des règles implicites, du non écrit et un contrôle plus étroit des compétences par la direction. Puis le développement du « management participatif », la recherche incessante de la flexibilité et la diffusion du modèle qualifié de toyotisme. Enfin, au tournant du 20ème siècle, la mondialisation et la délocalisation avec l’implantation de la production à proximité des marchés en développement.

20Ce coffret constitue donc une bonne introduction à la sociologie du travail, notamment autour du travail ouvrier, de l’encadrement intermédiaire, des modèles organisationnels ou encore des formes de régulation : de contrôle, autonome, conjointe5. C’est toute une sociologie de terrain qui nous est donnée à voir avec des observations renouvelées sur le très long terme, des entretiens approfondis auprès de tous les acteurs de l’entreprise (direction, ouvriers, encadrement, syndicats, retraités), une volonté de croiser et de comprendre les différents points de vue et, surtout, une des rares réalisations de sociologie par l’image à s’être déployée durant de nombreuses années.

21La mobilisation de l’audiovisuel ne se limite pas à un film de médiation scientifique qui viserait à proposer une présentation des principaux résultats à un public large. Elle s’intègre à l’ensemble du processus de recherche pour constituer ce que Bernard Ganne qualifie de sociologie par l’image6 : « Utiliser l’image comme instrument intrinsèque de recherche ; se servir de la caméra pour investiguer autrement les situations et en changer la compréhension ; explorer les nouveaux champs de perception ouverts par l’outil vidéo et travailler les nouvelles potentialités qu’il donne au chercheur ».

22Le dispositif adopté par les deux chercheurs a peu changé durant les décennies ; ce qui donne une forte impression d’homogénéité des images récoltées malgré le temps long de la récolte : Jean-Paul Pénard, derrière la caméra, assure le cadre et la prise de son alors que Bernard Ganne échange avec les acteurs, conduit les entretiens et apparaît régulièrement dans les films comme celui qui interroge, écoute et entend. Le personnage de l’enquêteur est central dans sa capacité à croiser les points de vue entre les différents acteurs de l’entreprise et à maintenir une forme d’équilibre entre discours patronal et paroles des salariés et des syndicats. Les documentaires arrivent ainsi à « tenir les deux bouts » en nous permettant de comprendre les stratégies économiques d’investissement, d’implantation et d’internationalisation et, en même temps, en s’attachant à la mise en œuvre de ces stratégies par les ouvriers, leurs représentants, les cadres intermédiaires et les services.

23Ce travail audiovisuel va ainsi beaucoup plus loin que de simples entretiens filmés et constitue une véritable étude de cas, saisissant l’entreprise de l’intérieur et au quotidien. La caméra s’attache aux activités concrètes de travail, aux gestes professionnels7, à la relation aux outils et aux machines. Elle rend compte du travail collectif comme ce long plan séquence d’une équipe d’ouvriers qui relance une machine en panne dans un étonnant ballet, nécessitant une coordination sans faille entre les gestes et les mouvements de chacun.

24Ce que documentent aussi Jean-Paul Pénard et Bernard Ganne de manière approfondie et originale, c’est la parole au travail, que celle ci réponde à la nécessaire coordination entre les salariés et entre les fonctions qu’implique le bon déroulement des activités8, ou qu’elle s’inscrive dans un processus plus formel d’innovation organisationnelle comme c’est le cas des groupes de travail accompagnant l’introduction des « Équipes à Responsabilités élargies »9.

25Ce qui apparaît clairement au visionnage des quatre DVD composant le coffret, c’est la maîtrise progressive de l’outil audiovisuel par les chercheurs. Au fil des documentaires, ils font de plus en plus confiance à l’image qui se dégage des discours et des analyses. Bande image et bande son deviennent moins redondantes, en quelque sorte plus autonomes. Les séquences s’allongent, la caméra, souvent à l’épaule, devient plus mobile, accompagne l’action et en rend compte de manière plus précise. Cette évolution n’est pas une simple maîtrise de l’audiovisuel. En mobilisant les images, fixes comme animées, tout au long du processus de recherche Bernard Ganne et Jean-Paul Pénard proposent et inventent une approche sociologique qui se veut originale.

26Les aspects méthodologiques sont en effet une des dimensions les plus importantes et innovantes de cette sociologie visuelle qui apporte des informations non univoques et réflexives sur la réalité sociale étudiée. Ainsi, comme cela a déjà été souligné, la parole et l’image du sociologue apparaissent souvent dans les documentaires réalisés. Ce dispositif cinématographique fournit un fil rouge pour la narration et surtout saisit le travail sociologique en train de se faire. C’est la démarche de recueil et d’analyses des données qui est en partie montrée, permettant aux lecteur/spectateur de se construire un point de vue, de comprendre et de critiquer la démarche d’enquête et les interprétations données par les sociologues. Cette dimension réflexive de la sociologie visuelle n’est malheureusement pas traitée dans le présent coffret, alors qu’elle mérite d’être creusée et détaillée, notamment dans ce nouvel espace d’échanges et de débats que constitue la revue Images du travail, travail des images.

Notes

1 Reynaud M-.H. (2008), D’art et de Papier, Textuel.

2 Ganne B. (1983), Gens du cuir, gens du papier, transformation d’Annonay depuis les années 1920, Éditions du CNRS.

3 Ganne B. (1994), « Filmer le changement industriel ? Filigranes d’une expérience, » Sociologie du Travail, XXXVI 2/94, p. 221.

4 Parlant du site de Vidalon, le chef d’entreprise de l’époque déclare ainsi aux sociologues : « Il y a toujours eu une chapelle sur place pour faciliter les devoirs religieux des ouvriers et de tous ceux qui travaillaient au sein de l’usine. »

5 Cf. Reynaud J-.D. (1989), Les règles du jeu ; L’action collective et la régulation sociale, Paris, A colin.

6  Ganne B. (2013), « La sociologie au risque du film : une autre façon de chercher, une autre façon de documenter », ethnographiques.org, n° 25
Filmer le travail : chercher, montrer, démontrer [En ligne], 12-2012, consulté le 7 juin 2017
URL : http://www.ethnographiques.org/spip.php?article858

7 On pense entre autres à cette scène d’Appartenances, dans laquelle une ouvrière à la retraite montre, dans sa salle à manger, comment elle triait et comptait les feuilles de papier.

8 Ainsi, Rumeurs d’atelier, vous avez dit flexible propose dans sa première partie, une longue séquence sur un poste nouveau, la régulatrice de flux ; c’est une ancienne trieuse dont l’activité principale est de parcourir l’atelier pour alimenter les postes de travail en matière première et surtout pour assurer la coordination (essentiellement verbale) entre les différentes ouvrières : s’assurer que chacune ne manque de rien, que le travail urgent est bien pris en charge.

9 Rumeurs d’atelier comporte ainsi de longues séquences sur la mise en place et le fonctionnement des ERE, où l’on voit comme circule, s’échange et se répartit la parole dans ces groupes de travail à cheval entre conseil d’atelier et cercle de qualité.

Pour citer cet article

Jean-Paul Géhin (2017). "Ganne B. et Pénard J.-P. (2016), La Saga des Papeteries Canson et Montgolfier. 40 ans d’une vie d’entreprise, Autres regards, CNRS". Images du travail Travail des images - Notes critiques | n° 4. La relation soignants/soignés à l'épreuve de l'image | Images du travail, Travail des images.

[En ligne] Publié en ligne le 20 juin 2017.

URL : http://imagesdutravail.edel.univ-poitiers.fr/index.php?id=1371

Consulté le 22/10/2017.

A propos des auteurs

Jean-Paul Géhin

Jean-Paul Géhin est sociologue du travail et membre du laboratoire GRESCO. Il a publié de nombreux articles et ouvrages en sociologie du travail et plus particulièrement sur la question des modalités d’articulation entre éducation et travail. Responsable et enseignant dans des masters de réalisation documentaire, il s’intéresse à la médiation scientifique et à l’usage des images en sciences sociales. Dans ce cadre, il a participé à la fondation en 2009 du festival Filmer le travail qu'il préside actuellement. Il fait également partie de la direction collégiale de la nouvelle revue numérique et pluridisciplinaire Images du travail, travail des images.

Articles du même auteur :

n° 4. La relation soignants/soignés à l'épreuve de l'image

À en juger par le nombre croissant des productions audiovisuelles et cinématographiques sur les thèmes de la santé, de la maladie ou de la médecine, force est de constater que les pratiques médicales occupent de nos jours une place importante sur la scène médiatique. Du côté de la fiction, la figure d'autorité du soignant, personnage héroïque au savoir biomédical spécialisé, recèle des ressources scénaristiques inépuisables comme en témoignent, par exemple, les épisodes de la série Dr House (D. Shore, 2004-2012). Mais les failles personnelles du soignant, ses doutes, qu’il soit médecin généraliste (La maladie de Sachs, M. Deville, 1990) ou psychanalyste (In Treatement, H. Levy, 2008-2010) travaillent également les représentations sociales, annonçant en creux une image inversée et critique de la toute puissance du savoir médical, de ses limites techniques et scientifiques et des crises identitaires plus profondes qui traversent le milieu médical actuel. Les mises en scènes d'intrigues autour de la question de la maladie et du soin (Le bruit des glaçons, Blier, 2010) ne manquent pas d’alimenter les préoccupations sociales des patients, désormais récurrentes, autour du droit à l’information médicale, des valeurs et de l’éthique médicale, du traitement des corps dans leurs dimensions biologique, sociale et politique. Au-delà de cette dramaturgie de l’intime (Remillet 2013), présente dans le cinéma de fiction comme dans de nombreux documentaires – La consultation (De Crecy 2009), Hospital (F. Wiseman, 1970), Les patients (C. Simon, 1989) et Ils ne mourraient pas tous, mais tous étaient frappés (M.A. Roudil, S. Bruneau, 2006) –, rares sont les films réalisés dans une perspective anthropologique et accordant une place centrale aux soins du corps (Michau 2007), à la parole du malade, à celle du médecin ou du thérapeute (Candelise 2013, Remillet 2014). Cependant, que nous apprend de plus que les analyses désormais classiques de l'anthropologie de la maladie et de l’anthropologie médicale un acte médical observé, filmé ou photographié, alors que certaines notions clés telles que illness et sickness (Young 1982, Kleinman 1988 et 1997) ont déjà largement contribué à asseoir ces deux disciplines sur le plan théorique ? Qu’en est-il lorsque les chercheurs en sciences sociales tentent d'approcher la « réalité » des soins à travers des prises de vues, qu'elles soient photographiques ou filmiques ?



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Dernière mise à jour : 30 juin 2017

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