Images du travail https://imagesdutravail.edel.univ-poitiers.fr:443/imagesdutravail Description de votre site fr Entretien avec Bernard Ganne, chez lui, banlieue lyonnaise, le 13 décembre 2018, filmé par Jean Paul Pénard, qui prendra la parole en fin d’entretien. https://imagesdutravail.edel.univ-poitiers.fr:443/imagesdutravail/index.php?id=2618 Bernard Ganne, né en 1943, est directeur de recherche émérite au CNRS, et spécialiste du monde de l’entreprise et du travail. Directeur de la revue Économie et Humanisme, il a intégré à la fin des années 70 l’équipe CNRS du Glysi (Groupe Lyonnais de Sociologie Industrielle) dont il a été le directeur à la fin des années 90 et jusqu’en 2007. Il a particulièrement étudié le développement des PME et districts industriels en France et en Europe, et suivi depuis 20 ans le développement des entreprises en Asie. Il analyse notamment les reconfigurations entraînées aujourd’hui par la mondialisation, décryptant les parcours inédits d’entreprises et le choc des cultures au travail. Bernard Ganne est rattaché aujourd'hui au CMW de Lyon. Chercheur/sociologue et chercheur/cinéaste, Bernard utilise depuis trente ans le film et l’image pour ses travaux de recherche. Depuis la fin des « trente glorieuses », il a observé et filmé de l’intérieur le monde de l’entreprise en France, en Europe ainsi que depuis 1997 en Asie (Chine, Japon, Vietnam) : il a ainsi réalisé avec Jean Paul Pénard une vingtaine de documentaires de recherche dont plusieurs ont été sélectionnés et primés dans des festivals de film scientifiques ou documentaires. Contact : bernard.ganne@ish-lyon.cnrs.fr Ganne B. (1991) « Écriture du travail : filmer le changement industriel ? », Travail, n°24, "Le Management participatif à l'épreuve", hiver 1991, pp. 112-124. Ganne B., Pénard J.P. (199) « Autour de Filigranes : approche à de ven., 13 mars 2020 00:00:00 +0100 https://imagesdutravail.edel.univ-poitiers.fr:443/imagesdutravail/index.php?id=2618 La représentation du travail dans les photographies publicitaires des Éditions Paul-Martial1  https://imagesdutravail.edel.univ-poitiers.fr:443/imagesdutravail/index.php?id=2619 Créée à Paris en 1926, l’entreprise des Éditions Paul-Martial bénéficie d’une renommée importante entre les deux guerres. Elle se spécialise dans l’industrie et propose à ses clients plusieurs types de prestations comme l’édition de catalogues publicitaires dans lesquels la photographie tient une place de choix. De nombreux reportages sont réalisés entre le début des années 1930 et la fin des années 1960 auprès des forges, aciéries, métallurgies, des laboratoires pharmaceutiques, des entreprises agricoles, de mécanique, de matériaux de construction, de fabrication textile et de transport ferroviaire du territoire français. Les archives photographiques de l’entreprise qui sont conservées au musée d’art moderne et contemporain de Saint‑Étienne Métropole permettent d’observer les modalités du travail au début du XXe siècle et les représentations publicitaires qui les accompagnent. Selon la visée, les vues feignent une captation sur le vif ou assument une théâtralisation de l’activité. Created in Paris in 1926, the Éditions Paul-Martial benefits from an important reputation between the two world wars. The Éditions Paul-Martial was specialized in the field of the industry and offered several kinds of services such as the publication of advertising catalogues in which photography plays a key role. Many reports were produced between the early 1930’s and the end of the 1960’s by forges, steel mills, metallurgy, pharmaceutical laboratories, agricultural companies, mechanical engineering, construction materials, textile manufacturing and rail transport companies in France. The archives of the company's photographic studio, which are kept at the Musée d'art moderne et contemporain de Saint‑Étienne Métropole, allow us to observe the working methods of the beginning of the 20th century and the advertising representations accompanying it. Depending on the aim, the views pretend to be a live capture or assume a staged of the activity. ven., 13 mars 2020 00:00:00 +0100 https://imagesdutravail.edel.univ-poitiers.fr:443/imagesdutravail/index.php?id=2619 Filmer le travail : apports d’une pratique de cinéma documentaire en géographie https://imagesdutravail.edel.univ-poitiers.fr:443/imagesdutravail/index.php?id=2615 La réalisation de films documentaires par des chercheurs est une démarche qui s’est développée en sciences sociales, notamment en anthropologie et en sociologie, mais peu en géographie. En tant que géographe, j’ai réalisé trois films documentaires qui montrent les relations qu’entretiennent les travailleurs avec le milieu naturel, particulièrement en contexte de changements environnementaux. Filmer le travail s’avère particulièrement pertinent pour enrichir les savoirs dans le champ de la géographie environnementale, mais aussi de la géographie culturelle, notamment celui de la géographie des corps et de la géographie des émotions. Au-delà de ces apports thématiques, le recours à la caméra incite le géographe-cinéaste à s’interroger sur son positionnement de chercheur, à penser sa place sur son terrain d’étude et à envisager son outil comme « producteur » d’un espace particulier. The production of documentary film by researcher has been developed in social sciences, mainly in anthropology and sociology, slightly less in geography. As a geographer, I have produced three documentary movies that highlight relationships between workers and natural environment, especially in the context of environmental changes. Filming the work is well adapted to enrich knowledge in environmental geography, but contributes also to cultural geography, in the field of body geography and emotional geography. Beyond these themes, the production of research films encourages to clarify researcher’s positioning, particularly its own place on the study field and the production of a « new space ». ven., 13 mars 2020 00:00:00 +0100 https://imagesdutravail.edel.univ-poitiers.fr:443/imagesdutravail/index.php?id=2615 Du travail filmé au travail du film https://imagesdutravail.edel.univ-poitiers.fr:443/imagesdutravail/index.php?id=2583 Un des contributeurs de ce numéro propose de définir simplement le travail comme une activité qui nécessite l’engagement de certaines capacités physiques et cognitives afin de créer des choses et/ou des idées nouvelles. Cette définition, au demeurant très banale, a l’avantage de pouvoir être appliquée de façon symétrique aussi bien à ce qui peut intéresser un chercheur (le travail comme objet de recherche) qu’à sa propre activité (le processus de recherche comme travail). C’est une comparable acception qui a guidé l’élaboration de ce numéro où les contributeurs n’ont pas toujours le travail comme objet central de recherche mais où tous exposent de façon réflexive la façon dont ils travaillent avec la caméra et le film. Dans le sillage du troisième numéro de la revue qui s’intéressait aux usages et aux statuts des images dans le processus d’enquête, il s’agit donc ici non seulement de considérer différentes façons de faire de la recherche filmée sur le travail, mais aussi de mettre l’accent sur « les effets de la fabrication ou de l’usage de ces “données visuelles” sur les situations d’enquête » (Meyer & Papinot 2016 : §5) en mettant la focale sur l’utilisation de caméras et d’images animées. Ce numéro réunit cependant des textes plus contrastés : diverses approches disciplinaires, différentes acceptions de la notion de « travail » et autant de fonctions dévolues à l’image. Se côtoient ainsi des contributions émanant de diverses disciplines – anthropologie, sociologie et géog ven., 13 mars 2020 00:00:00 +0100 https://imagesdutravail.edel.univ-poitiers.fr:443/imagesdutravail/index.php?id=2583 Des films pour analyser le travail et documenter des situations de formation https://imagesdutravail.edel.univ-poitiers.fr:443/imagesdutravail/index.php?id=2620 Cet article présente des principes de conception de films portant sur le travail à des fins de formation professionnelle, et les illustre par un cas pratique issu d’un partenariat avec les huissiers d’un Office cantonal suisse. Ces principes reposent sur une analyse préalable de leur activité, de ses contraintes et de ses effets à partir de l’observation et du filmage du travail. Le montage secondaire des films s’éloigne de la présentation fidèle du travail pour en restituer les éléments typiques implicites, révélés par l’analyse préalable. Montés sous forme de récits, ils sont censés perturber les visionneurs en provoquant chez eux un engagement mimétique par rapport aux scènes présentées et un re-enactement lors du visionnage, c'est à dire une expérience proche du vécu de travail. Ce visionnage est aussi censé déclencher des dynamiques d’appropriation des composantes typiques du travail, et de leur expropriation et partage avec d’autres professionnels, favorisant la constitution d’une communauté de pratique. This paper is about film editing for documentation of work practices and training purposes. It illustrates these principles by a practical case: the working activity of bailiffs in a Swiss cantonal office. Training situations designing is based on a prior analysis of bailiffs’ activity, its constraints and its effects, by the mean of observation and video recording of work practices. During films editing, we move away from the faithful presentation of work practice, to account of its typical implicit elements, revealed by the preliminary analysis. The films are built like stories. They are supposed to disturb the viewers by provoking a mimetic engagement at them when viewing the scenes, and a re-enactement – i.e. an experience close to the former working one –. Viewings are also supposed to trigger appropriation of the typical components of activity by the bailiffs, and an expropriation and sharing of them with other professionals, promoting the construction of a community of practice. ven., 13 mars 2020 00:00:00 +0100 https://imagesdutravail.edel.univ-poitiers.fr:443/imagesdutravail/index.php?id=2620 Capter, transformer, mentir, agir. Quatre jalons d’un cheminement avec le film ethnographique https://imagesdutravail.edel.univ-poitiers.fr:443/imagesdutravail/index.php?id=2595 Les quatre verbes du titre de cet article témoignent de différents cadres théoriques – que d’aucuns pourraient juger inconciliables – qui ont accompagné chacune de mes enquêtes menées caméra au poing. Partant d’une conception de la démarche cinématographique qui conjugue documentation et création, j’ai été amené à m’intéresser à la singularité du savoir issu de la rencontre entre filmant et filmés – au « mensonge » heuristique qu’elle provoque, selon une acception du terme que j’emprunte à Jean Rouch – et à la spécificité agissante de l’acte filmique en ethnographie. L’engagement somatique propre à l’utilisation d’une caméra étant progressivement devenu le principal aiguillon de ma pratique, je propose au final de considérer que le travail de l’ethnographe-cinéaste, à l’instar de celui des personnes qu’il filme, devrait être principalement guidé par les contraintes et les potentialités de la matière première avec laquelle il entre nécessairement en dialogue. The four verbs in this title bear witness to different theoretical frameworks -that some may find irreconciliable- that guided my ethnographic research with a camera. Starting from a cinematographic conception that links documentation and creation, I was brought to take interest in the singular knowledge produced by the encounter between cameraman and those whom s/he films, in the heuristic « lie » that it provokes -to put it in Jean Rouch’s terms- and in the specificity of the filmic act in ethnography. As the somatic engagement during the use of the camera has gradually come to be the main indicator of my practice, I suggest that the work of the ethnographer-cineast, like that of the people filmed, should be mainly guided by the constraints and potentialities of his/her raw material with whom s/he necessarily engages. ven., 13 mars 2020 00:00:00 +0100 https://imagesdutravail.edel.univ-poitiers.fr:443/imagesdutravail/index.php?id=2595 Quand la recherche s’expose – Retour sur une expérience de recherche filmée https://imagesdutravail.edel.univ-poitiers.fr:443/imagesdutravail/index.php?id=2635 Cet article se propose de revenir sur l’expérience de recherche qu’a constituée la réalisation du film Alors… où est-ce qu’on est chez nous ? ! (Girardot-Pennors, 2016), de revenir sur les différentes étapes de fabrication de ce film, sur les choix tout à la fois cinématographiques et scientifiques qui ont présidé à sa réalisation. Un retour réflexif qui me permettra de montrer comment le dispositif technique propre à la réalisation cinématographique peut donner une visibilité inédite au travail de l’anthropologue au point de rendre publiques ce qui, de ce travail est d’habitude caché, à savoir, ses coulisses. Un accès aux coulisses qui permet à l’anthropologue d’impliquer dans sa recherche toute personne intéressée et ainsi de produire des savoirs co-construits. This article proposes to come back to the research experience that was created by the film So ... where are we at home ? ! (Girardot-Pennors, 2016), to return to the various stages of production of this film, on the choices both cinematographic and scientific that led to its realization. A reflexive return that will allow me to show how the technical device specific to filmmaking can give unprecedented visibility to the work of the anthropologist to the point of making public what is usually hidden from this work, namely, its backstage. A behind-the-scenes access that allows the anthropologist to involve any interested person in his research and thus to produce co-constructed knowledge. ven., 13 mars 2020 00:00:00 +0100 https://imagesdutravail.edel.univ-poitiers.fr:443/imagesdutravail/index.php?id=2635 Filmer la performance ou l’irrévocabilité du travail https://imagesdutravail.edel.univ-poitiers.fr:443/imagesdutravail/index.php?id=2623 Filmer une situation de travail, c’est filmer ce qui se travaille dans une situation. Si on s’intéresse au travail du potier, on s’attachera à la glaise qui se travaille sur le tour. Dans une perspective interactionniste, il s’agira de s’attacher aux relations sociales produisant la situation humaine observée : autrement dit, aux formes d’engagement par lesquelles les personnes se représentent dans le cadre d’une interaction selon la conduite de leur rôle. En portant son attention sur ce travail des relations sociales, il devient alors possible de filmer ce qui se joue dans une situation de travail et d’en rendre compte sous une forme narrative par l’observation filmée des échanges. To film a work situation is to film what is taking place in a situation. If we focus on the potter’s work, we will turn our attention to the clay getting worked on the pottery wheel. In an interactionist perspective, we will take a closer look at the social relations creating the observed human situation: in other words, to the forms of commitment through which people represent themselves in the setting of an interaction in accordance with the conduct of their role. By focusing on this work of social relations, it is then possible to film what is happening in a work situation and to account for it in narrative form through the filmed observation of the exchanges. ven., 13 mars 2020 00:00:00 +0100 https://imagesdutravail.edel.univ-poitiers.fr:443/imagesdutravail/index.php?id=2623 Une maison au bord du monde.Un film de Pascal Cesaro, 74mnProduction du Lagon, 2018 https://imagesdutravail.edel.univ-poitiers.fr:443/imagesdutravail/index.php?id=2617 Ce documentaire de recherche porte sur l’histoire de La maison, un centre de soins palliatifs créé en 1994 à Gardanne dans les Bouches du Rhône, par quelques soignants qui ont décidé de réagir face à l’épidémie du sida, en concevant un lieu spécialisé dans l’accompagnement de la fin de la vie. Malgré bien des difficultés liées aux peurs induites à l’époque par l’épidémie du Sida (ainsi des riverains se sont opposés au projet) et certaines résistances du corps médical aux soins palliatifs et au traitement de la douleur, La Maison a résisté et s’est développée. C’est aujourd’hui un établissement de Santé comprenant plusieurs unités, financé par l’état et reconnu d’utilité publique depuis 2011. Pascal Cesaro aborde la question du travail en soins palliatifs et de l’évolution du groupe professionnel, à l’occasion du départ à la retraite des fondateurs et donc du passage de relais entre deux générations de soignants dont les pratiques de soins sont marquées par la forte présence de la mort. Comment s’organise la relève ? Quelles pratiques, quelles expériences et quelles valeurs les fondateurs souhaitent-ils transmettre ? Quelles sont les spécificités du travail de soignants en soins palliatifs ? Et aussi, et c’est une interrogation centrale pour le réalisateur/chercheur, comment montrer et mieux comprendre ce travail si particulier, impliquant un fort engagement ? Au fur et à mesure des pots de retraite et des échanges entre filmeur et filmés, quelques éléments de réponse se des ven., 13 mars 2020 00:00:00 +0100 https://imagesdutravail.edel.univ-poitiers.fr:443/imagesdutravail/index.php?id=2617 Filmer, enquêter, montrer : allers et retours https://imagesdutravail.edel.univ-poitiers.fr:443/imagesdutravail/index.php?id=2626 Cette contribution raconte l’histoire d’un film documentaire, à partir des conditions de sa réalisation jusqu’à ses usages ex-post. Benvenuti (53’, 2017), coréalisé par une sociologue et une documentariste, est le fruit d’une recherche sur les frontières matérielles et symboliques qui traversent une petite île italienne : Lampedusa. Dans cet article, en m’appuyant sur un retour réflexif d’expérience, je tente de répondre à la question suivante : à quel moment du processus de recherche l’image animée joue-t-elle un rôle central dans la compréhension d’un phénomène social et dans la production scientifique ? Après avoir retracé les moments clés de ce parcours à deux et leurs enjeux (l’origine du projet, les tournages, la post-production), je me concentrerai sur l’intérêt que représente le film en tant qu’outil d’enquête : en particulier, il sera question de discuter de l’usage de sa projection dans le cadre d’entretiens collectifs réalisés entre avril et juin 2018 lors d’un retour sur le terrain, de la seule sociologue cette fois-ci. This article tells the story of a documentary film, from its shooting to its screenings. Benvenuti (53’, 2017) was co-directed by a sociologist and a documentary maker, and is the fruit of a research on the borders and boundaries that penetrate a small italian island : Lampedusa. In this contribution, through a reflexive return to the fieldwork, I try to aswer the following question : at what stage(s) of the research work does the animated picture play a central role for the understanding of a social phenomenon ? After having reconstructed the different phases of its realisation, I will focus on the methodological issues dealing with a reasearch film : in particular, I will discuss the pertincence of its screening as a part of a set of collective interviews relizes between april and june 2018 during a return on the same fieldwork (the sociologist alone, this time. ven., 13 mars 2020 00:00:00 +0100 https://imagesdutravail.edel.univ-poitiers.fr:443/imagesdutravail/index.php?id=2626